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    Julius Evola, de son vrai nom Giulio Cesare Evola, né à Rome en 1898 et mort dans la même ville en 1974, est un philosophe italien dont l'oeuvre entière repose sur l'école traditionaliste. 

     De naissance noble (il est baron) il s'intéresse très tôt à la philosophie notamment celle prônée par Friedrich Nietzche. Entre 1921 et 1927,  il rejoint un groupe d'ésotéristes romains (le groupe Ur) et écrit en 1925 son premier essai puis en 1928 Impérialisme païen qui va le rendre célèbre en Italie et dans lequel il exprime les premières bases de sa pensée qui sera sa quête perpétuelle: le retour à des valeurs traditionnelles et le renouveau de la grandeur de la Rome antique. Pendant un instant il côtoie le régime fasciste de Mussolini mais bien vite il abandonne les thèses du régime fasciste italien pour revenir à la considération de la Tradition. Evola l'affirme: le fascisme italien et le nazisme hitlérien n'ont strictement rien à voir avec ce que lui imagine d'un retour à la Tradition des origines. 

     C'est en 1934 que Julius Evola publie son oeuvre la plus célèbre, Révolte contre le monde moderne, où il décrit la déchéance du monde moderne, passé, présent et à venir, qui pour lui, commence dès l'instant où le Christianisme s'est implanté à Rome faisant peu à peu disparaître les valeurs traditionnelles remontant à la nuit des temps. Il rejoint pour cela Friedrich Nietzche pour qui le Christianisme était source de bien des maux (lire L'Antéchrist). 

     Le défaut et pas des moindres que l'on reproche à Julius Evola et lors de son procès en 1951 (après avoir été arrêté sur l'accusation de "reconstitution du parti fasciste italien),  c'est d'avoir écrit  dans son oeuvre, que pour sauver l'Occident physiquement et moralement, il fallait revenir à l'époque des castes, à une hiérarchie et à séparé l'inférieur du supérieur, à l'identique de la nature. Autrement dit institué une doctrine élitiste! C'est pour cette raison qu'encore aujourd'hui il passe pour un fasciste, voire même un national-socialiste où il y avait la "race des seigneurs", les aryens au sommet et tout en bas de l'échelle humaine les autres, les parias. Or Julius Evola s'en défend: concernant le fascisme, il considère qu'il est "trop moderne et donc loin d'incarner un régime traditionnel légitime". Quant au national-socialisme, il dénonce "son racisme biologique". 

     En fait, Julius Evola est un philosophe païen estimant que le monothéisme des juifs, des chrétiens et des musulmans est à la source de la dégénérescence qui conduit l'humanité à sa perte! Au terme de son procès, Evola ne fut pas inquiété par la justice et termina ses jours à l'âge de 76 ans, le 11 juin 1974.

     Mon opinion:  Révolte contre le monde moderne est un essai intéressant à lire à condition de connaître un peu l'oeuvre de Julius Evola par l'intemédiaire d'autres écrits de sa part et en particulier Les hommes au milieu des ruines. De plus, certaines affirmations de l'auteur sont à prendre avec recul, notamment quand il affirme sans vraiment de références  historiques et archéologiques incontestables, que la "race primordiale" est d'origine atlantico-hyperboréenne, c'est-à-dire venant du Nord et/ou de l'Atlantide! Enfin, il est extrêmement difficile de résumer en quelques lignes la pensée complète et complexe de Julius Evola (dont la bibliographie s'élève à plus de 30 livres). 

 

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Julius Evola