Le focus IrmACTU du mois dernier sur les musiques metal reçoit un accueil sans pareil : diffusé au Hellfest et repris sur la toile par de nombreux blogs, forums et sur les réseaux sociaux, le dossier et ses 6 interviews ont reçu plus de 11 000 visites en un mois ! Make some noise

     Chaque mois, IrmACTU propose un focus sous forme de dossier complet sur un sujet ayant trait au secteur des musiques actuelles. Par le passé, plusieurs esthétiques avaient déjà fait l’objet d’un zoom par notre équipe de rédaction : des musiques électroniques pour les 10 ans de la Techno Parade (2009) au hip hop pour la sortie du Réseau (2007) en passant par le jazz (2010, 2012), les musiques traditionnelles (2011) ou le jeune public (2008)…

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     Cette année, cette entrée par genre a été consacré aux musiques metal à travers un dossier donnant quelques clés de lecture pour comprendre ce mouvement et osant la question : la France aime-t-elle le metal ? Six interviews de professionnels et observateurs passionnés de metal accompagnent ce dossier et permettent de recueillir leurs impressions et analyses sur les spécificités de l’hexagone en matière de musiques extrêmes…

     Quelques jours après sa publication en ligne, c’est en format papier que ce focus a voyagé au Hellfest où il était distribué au carré VIP/presse ainsi que sur les stands du market. Mais c’est sur certains forums spécialisés, notamment sur celui de VS (mis en avant comme blog du mois dans l’IrmACTU de juin) que les commentaires ont été les plus nombreux. Entre critiques et applaudissements, le débat s’y est engagé, apportant de nouvelles contributions et un prolongement des réflexions posées dans le papier.

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     Quelques extraits :

@Bernard
La France, c’est le désert. Est-ce bien ou mal ? Je ne sais pas, mais aller voir Sup en concert devant 12 personnes, ça fout quand même les boules.Cependant, ayant fréquenté des clubs et concerts metal dans divers autres pays, personne ne me fera croire qu’il n’y a pas un problème franco-français avec les musiques/cultures alternatives. Et je ne parle pas de vouloir les voir dans les grands médias ou un truc du genre.


@Jaymz88
La France n’est pas un pays de métal. Pourtant il y a une scène métal très bonne dans ce pays mais c’est pas une musique "populaire" même si ça évolue plutôt positivement depuis le Hellfest.


@underground
Pour les insatisfaits, l’exil me parait la meilleur des solutions !


@Ours
Qu’est ce que je m’en fous qu’il y ait ou non une culture metal en France… du moment que je peux trouver mes CDs. Savoir que mon voisin pourrait apprécier, franchement… Non, j’en ai rien à faire.


@Jotun35
Vivant à Stockholm je peux vous dire que c’est pas la joie non plus hein !


@HayrVay
Le Metal a-t-il déjà atteint son plus haut niveau de notoriété possible en France ? C’est bien possible, parce qu’une écrasante partie de la population ne s’intéresse tout simplement pas à la musique faite pour autre chose qu’amuser, parler de sous-entendus sexuels ou d’histoires d’amour de 3 semaines qui se terminent dans les pleurs. Parce que la radio ne propose que ça, et que les gens ont du mal à s’y retrouver lorsque leurs schémas musicaux de base (refrain couplet refrain refrain couplet refrain) sont bousculés.


@Blurg
Le problème de la majorité des métalleux, surtout chez nous en France, c’est leur façon de le revendiquer : avec un ton supérieur plus ou moins volontaire et un mépris quasi-intégral de tout le reste. Du coup, les métalleux "modérés" sont foutus dans le même sac, et hop, au goulag.

Du coup je trouve ce rejet général largement compréhensible et justifié. C’est action-réaction. Si le métalleux veut être "reconnu" et "respecté", alors faut qu’il s’en donne les moyens, arrête de jouer au concours de b… et commence par balayer devant sa porte.

Quant à ceux qui se plaignent de la particularité française sur le sujet, j’ai en règle générale remarqué qu’un métallos finlandais, allemand ou même espagnol est beaucoup plus "discret" et tolérant à ce sujet dans sa vie quotidienne.


@Wolftone
Certains pensent clairement que tant qu’ils peuvent trouver leur CD et voir des concerts, ils se foutent du reste… Le jour où le Hellfest annoncera sa dernière édition faute de financement, ou que les places de concert seront à 150€ de moyenne car les promoteurs jugeront dangereux financièrement de faire tourner leur "client" dans un pays avec si peu de culture métal, ils pourront tranquillement acheter leur CD sur internet et baver sur les vidéos des tournées postées sur Youtube…

 

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