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     Réalisée par Arte et présentée par la chaîne comme sa réalisation la plus ambitieuse à ce jour, cette série de six épisodes de 52 minutes bénéficia d'un budget de six millions d'euros (à peu près l'équivalent des autres créations antérieures). 

       Dans un futur proche, dans une société où 80% de la population est sans emploi, une jeune femme, Izia, tente de survivre. Elle est née dans "la Zone", du mauvais côté du Mur, un Mur qui a été dressé pour séparer les Zonards des 20% d'Actifs de la Ville. Au fil du temps, les tensions se sont accentuées entre les deux territoires : une rébellion est née parmi certains chômeurs. Les Activistes multiplient les actes de sabotage et de pression, et l’équilibre entre la Ville et la Zone se fragilise. Le Gouvernement décide alors de mettre en place la mesure des "Emplois Solidaires" pour calmer la situation : 10.000 habitants de la Zone vont être sélectionnés pour travailler dans la Ville...

     Mon opinion:  l'idée de départ du scénario était bonne mais s'englue rapidement dans un manichéisme grossier. D'un côté une ville composée uniquement d'actifs, où tout est réglé dans le moindre détail, où tout est propre et réglementé; et de l'autre côté (au sens propre comme au figuré puisque un mur sépare les deux mondes), la "zone" où règne la saleté, où les inactifs sont vêtus de vêtements récupérés ici ou là, et où circule une drogue permettant de mieux supporter cette misère. Manichéisme trop grossier en effet car dans la réalité (et nous le vivons déjà dans nos sociétés actuelles) la séparation entre les actifs et les inactifs est beaucoup plus complexe que cela!  Et puis quelle drôle d'idée de la part des scénaristes (Sophie Hiet et Antarès Bassis ou peut-être du réalisateur Vincent Lannoo) de faire revêtir aux personnages jouant les actifs de vêtements incongrus, de les faire circuler dans des voitures des années 50-60 mais avec des... moteurs électriques et de faire des coiffures frisant le ridicule aux personnages féminins. Quant aux "Emplois Solidaires" ce n'est vraiment pas une trouvaille originale des scénaristes quant à l'appellation et à leur destination. Bien entendu, le manichéisme se poursuit jusqu'au bout des six épisodes puisque les inactifs se révoltent, franchissent le mur et gagnent la partie. On a déjà vu cela ailleurs mais en beaucoup mieux! Et ce n'est pas pour rien si l'audimat s'effondra au fil des diffusions, si bien que Arte décida qu'il n'y aurait pas de saison 2. 

TREPALIUM - Bande annonce VF