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     Alejandro Amenàbar (né en mars 1972 à Santiago du Chili) est réalisateur, scénariste, écrivain, monteur, acteur, producteur et compositeur.

     Un an après sa naissance, ses parents fuient le Chili vers l'Espagne pour échapper au coup d'état de Pinochet. 

     Amenàbar réalise son premier film Tess en 1996 et obtient d'emblée sept prix Goyas (*). En 1997 il réalise Ouvre les yeux, 2001: Les Autres avec Nicole Kidman qui connaîtra un immense succés mondial et sera récompensé par à nouveau sept Goyas. Puis en 2004 c'est Mare Adentro et enfin en 2009 Agora qui recevra encore sept Goyas dont celui du meilleur scénario original. 

     Agora est certainement le film le moins connu d'Alenjandro Amenàbar et pourtant il raconte un véritable fait historique s'étant passé dans l'Antiquité. 

     Nous sommes à Alexandrie (Egypte) vers la fin du IVe siècle après J.C. L'Egypte est occupée par les romains et une nouvelle religion, la chrétienté, a été reconnue officiellement par Rome, donnant de plus en plus de pouvoirs à ces nouveaux religieux qui pratiquent une intolérance grandissante envers les "païens" qui prient des dieux et déesses ancestraux. Une femme, Hypatie (jouée par Rachel Weisz),  philosophe, mathématicienne et astronome, dirige avec son père, Théon, la bibliothèque d'Alexandrie, seul lieu du monde Antique renfermant les travaux sous forme de parchemins d'Appolinuis de Perse, de Diophante et surtout de Ptolémée.  Certains chrétiens fanatiques voient d'un très mauvais oeil cette femme libre, intelligente et instruite enseignant à de jeunes étudiants des théories jugées scabreuses, notamment que peut-être c'est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l'inverse. Un jour, la bibliothèque est prise d'assaut par les chrétiens et les parchemins sont incendiés. Hypatie parviendra à fuire mais sera finalement lapidée en 415! 

     Mon opinion: sans grandes scènes d'action, mais avec une reconstitution d'Alexandrie bluffante et des dialogues très prenants , Agora dénonce l'intolérance religieuse envers les femmes, les lieux et objets de prières des autres croyances. Cela rappelle des évènements toujours actuels. Je recommande ce film à ceux et celles qui sont épris de liberté de pensée, d'agir, de vivre libre et de s'instruire! 

     (*) Prix Goyas: récompense décernée chaque année depuis 1987 par l'Académie des Arts et des Sciences Cinématographiques d'Espagne. C'est l'équivalent des Césars français et des Oscars américains.

 

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